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LES BOLS CHANTANTS REVEILLENT L’AME EVEILLEE

« Tapez et l’âme s’ouvrira »

La pratique des bols chantants est un moyen habile qui aide les patients à abandonner leurs comportements négatifs et réducteurs de leur corps, de leur parole et de leur esprit, pour faire place à une expression plus spontanée, créative et authentique. A travers les séances, les patients apprécient les valeurs de l’amour, de la compassion, de la joie et de l’équanimité. Ultimement, les patients reconnaîtront pleinement leur vraie nature.

Grâce aux sons, les patients découvrent leur espace intérieur au delà de soi, vers l’expression spontanée. Avec le son, ils peuvent se débarrasser de toutes les entraves qui les empêchent de s’exprimer librement.

Les sons réveillent et illuminent 5 lumières : arc en ciel, bleu, vert, jaune et rouge. Ces 5 lumières représentent respectivement le corps, la parole, l’esprit, le plaisir et l’activité de l’éveil. Ensemble, elles représentent vraiment et totalement la nature authentique de l’être humain.

Le premier point de concentration est le chakra du front.

Un chakra est un lieu où convergent de nombreux canaux d’énergie.

Ces chakras ne sont pas à la surface du corps mais sont répartis à l’intérieur, le long du canal d’énergie centrale, un canal axial de lumière qui part sous l’ombilic et s’ouvre au sommet de la tête.

L’arc en ciel est associé à l’énergie de la tête ;

Le bleu est associé à la gorge, au cou et à la parole ;

Le vert est associé au cœur, à la poitrine et à l’esprit ;

Le jaune est associé au dos et à l’ombilic et aux qualités venues à maturité ;

Le rouge est associé au sexe, au désir de fertilité et à l’action spontanée.

Chaque couleur a un prana (souffle vital, énergie vitale) différent. La vibration sonore varie selon 5 gammes différentes, active la possibilité de dissiper les perturbations physiques, émotionnelles, énergétiques et psychiques que renferme le souffle vital. Lorsque les patients conjuguent l’esprit, le souffle et la vibration sonore, ils peuvent commencer à sentir des déplacements et des modifications dans leur corps, leurs émotions et leur esprit. Enfin, en libérant les blocages, puis en reconnaissant l’esprit qui s’éclaircit, ils accèdent à un état supérieur de conscience. Le son des bols a le pouvoir d’éliminer les entraves, les blocages émotionnels, les voiles mentaux qui les empêchent de reconnaître la nature de l’esprit et le plaisir du corps. On considère que les entraves fonctionnent à trois niveaux : extérieur, intérieur et secret.

Les entraves extérieures sont la maladie physique et psychique. Quelles que soient les conditions extérieures, les sons des bols chantants aident les patients à surmonter la souffrance.

Les sons permettent également d’éliminer les entraves intérieures que sont les perturbations internes telles que l’ignorance, la colère, l’attachement, la jalousie, l’orgueil.

Enfin, grâce aux sons, les entraves secrètes sont vaincues : le doute, l’espoir et la crainte. Les sons aident le patient à entrer profondément, intimement, en contact avec lui-même.

CHAPITRE I : LES SONS TAPENT LA TETE, LE FRONT

« Entend et ré entend le son qui tape la tête, le front

Que ta tête rayonne d’une brillante lumière arc en ciel.

Les voiles karmiques secrets se dissolvent à leur source,

Limpide, pure et dégagée comme le ciel bleu sans nuage.

Demeure sans changer ni élaborer.

Toutes maladies surmontées,

Une sérénité immuable obtenue.

Puis-je connaître la sagesse de la vacuité ? »

L’énergie imprègne chaque élément du corps et chaque aspect du monde phénoménal. L’énergie est essentielle à toutes matières, à tout être humain et à la nature. C’est pourquoi, on peut considérer l’énergie comme le fondement sur lequel s’organisent tous les éléments à partir desquels se manifeste le monde phénoménal. A ce titre, l’énergie est immuable.

Pour accéder à notre esprit éveillé, l’être humain contacte d’abord l’énergie. Se connecter profondément avec soi-même, revient toujours à contacter l’énergie. La qualité de l’énergie est l’ouverture. Il faut du temps pour reconnaître l’énergie de l’esprit et se familiariser avec lui. Au niveau corporel, cette énergie pure peut être perturbée par la maladie ou la douleur. Au plan psychique, elle peut être perturbée par des blocages émotionnels. Au plan de l’esprit, elle peut être perturbée par des voiles tels que le murmure monotone ou le flux permanent de pensées.

Lorsque le patient écoute le son qui tape à la tête, au front, l’esprit chevauche le prana, grâce à la puissance et à la vibration des métaux du bol, les entraves physiques, émotionnelles et subtiles sont apaisées. Le son permet l’ouverture dans son intime profondeur. Le patient le sent et ressent cette ouverture.

Lorsque le son sonne, dites au patient d’observer le chakra du front et d’écouter sereinement dans la détente. Le son physique est le premier niveau de contact. Puis, il sent la connexion avec l’énergie, la vibration de ce son. Il voit une lumière arc en ciel émaner de son chakra frontal. Le son est l’énergie. Le patient ressent et contacte l’ouverture, il prend conscience de ce qui le bloque et s’en libère. Cette dissolution des entraves le rend de plus en plus ouvert, ouvert, ouvert. Les voiles profonds sont dissipés. Quand survient la dissipation, un certain sentiment d’espace intérieur se concrétise.

Le son qui sonne dans la tête réveille la conscience. L’analogie est le ciel limpide, sans nuage. Ce qui préoccupe le patient, que ce soit la tristesse, l’agitation, l’angoisse ou un mental affairé, est semblable aux nuages. Grâce au son, à la vibration et à l’équanimité, les nuages se dissolvent progressivement, révélant le vide du ciel. Lorsque l’émotion, l’obstacle, ou le voile commencent à se dissiper, s’ouvre le vide. C’est simplement l’expérience de l’ouverture.

Par exemple, que se passe-t-il quand on enlève les objets encombrants posés sur une table ? Le vide s’ouvre et on peut mettre un vase de fleurs sur la table.

Par conséquent, qu’a fait le son ? Il déblaie, il nettoie, il fait apparaître le vide. Il est important de savoir que le patient n’est pas en train de créer le vide. Simplement, à un moment donné dans la séance des bols chantants, le vide s’ouvre et il se rend compte que ce vide a toujours été là. Pour arriver là, le patient n’essaie que de ressentir le son, l’énergie du son et…le vide du son. Lorsqu’ il trouve le vide, il y demeure, il y repose.

Au début, n’a–t-il pas l’impression qu’une chose particulière l’obscurcit, lorsqu’il commence à entendre le son. Il y a toujours quelque chose qui l’obscurcit, mais il peut ne pas en avoir conscience.

Dites au patient d’écouter simplement le son dans la sérénité, dans la détente, puis de demeurer dans la conscience ouverte. Il se rend compte alors d’un blocage, d’un dysfonctionnement. Il ressent la vibration des sons, il sent que les sons dissipent le blocage dont il devient conscient. La vibration des sons dans la tête est comme un outil qui tranche la dualité, tranche les allées et venues de son esprit discursif, tranche ses doutes, ses hésitations, sa confusion. Ce qui dissimule le vide commence à vaciller et se dissipe. Au fur et à mesure de la dissipation, il devient de plus en plus clair et dégagé.

Dites au patient de permettre à la vibration du son sacré d’agir. Avec le son, il dégage, dégage, dégage. Il se passe quelque chose. Il y a un certain sentiment de délivrance. Au début, il s’agit seulement d’un petit soulagement, c’est bien. Quand il écoute les sons en sérénité, dans la détente, une fenêtre s’ouvre. Parmi tous ces nuages, se fait une petite trouée d’où il aperçoit le ciel limpide. La trouée n’est pas grande, mais elle est limpide. Son écoute des sons sera un aperçu d’ouverture, un éclaircissement. Le ciel infini et illimité existe par-delà ces nuages, et il en a un aperçu. C’est sa porte. Lorsqu’ il écoute les sons à travers sa tête, lorsqu’il ressent un moment d’ouverture, voilà sa porte. Quand le patient commence à changer son habitude « de s’asseoir sur un gros coussin de nuages noirs » ; il voit les nuages noirs mais aussi un petit coin de ciel dégagé. Dés qu’il voit l’ouverture, cela signifie qu’il est en train de changer de siège. L’instant où il a aperçu l’ouverture marque le début de la familiarisation avec le vide. Il voit le vide. Il doit juste demeurer dans cette expérience du vide. Plus il y reste sans rien changer, plus le vide se propage.

Il contacte le vide parce que l’énergie, l’émotion dont il a pris conscience s’est transformée. Quand le blocage disparaît, il y a une certaine impression du vide. Ce vide est quelque chose qu’il doit reconnaître et y demeurer. C’est cela, l’introduction à l’ouverture, au vide.

Il reconnaît ce vide comme une idée transcendantale qu’il ne connaissait pas auparavant. Il reconnaît maintenant ce vide comme une porte ouvrant sur C’EST. L’expérience des sons qui traversent la tête permet de demeurer dans la vacuité. Il reconnaît ce vide en soi-même, le corps de sagesse, la dimension de la vérité. C’est le résultat ultime qu’apporte cette pratique.

Revenons donc à la pratique :

On écoute les sons qui tapent dans la tête, le chakra du front. Dès que les sons dissipent le voile, ils ouvrent ce vide. C’est très important. Alors, le patient demeure sans rien changer. Donc, en incorporant sa souffrance, son insatisfaction ou sa colère, il ne voit plus, il ne sent rien. C’est le moment où il peut faire l’expérience de la pureté primordiale de C’EST. Il y accède par son expérience personnelle. C’est la voie d’accès la plus puissante, la plus rapide. Lorsqu’il l’emprunte, son bénéfice est double : il acquiert une connaissance très claire de ce que signifie demeurer ou reposer sans changement. Cette connaissance est un moyen puissant de triompher des obstacles intérieurs. Les obstacles ont changé. Le patient ne peut demeurer dans ce vide, à moins de changer son habitude, mais s’il change son habitude il peut y demeurer. Les deux choses sont liées.

Dès lors, il écoute les sons et peut rester dans la vibration, il a la possibilité d’expérimenter la sagesse. Une sagesse particulière est rattachée à l’énergie de la vibration. C’est la sagesse dite de la vacuité. Il a l’occasion d’éprouver cette sagesse de la vacuité ou quelque chose qui s’en rapproche. Pourquoi ? A cause de son obscurcissement. En fait, ses entraves l’aident. Il est probable qu’il sera incapable d’expérimenter la sagesse de vacuité, incapable de demeurer dans un vide, tant qu’il n’a pas fait l’expérience de ces entraves. C’est pourquoi, son obscurcissement devient un chemin, un moyen important d’accéder à la sagesse de la vacuité.

Avec les sons qui tapent la tête, au chakra du front, le patient lève les obstacles afin de découvrir l’aspect immuable de C’EST. Les sons qui tapent la tête, au chakra du front, l’aide à reconnaître le C’EST immuable et à y demeurer.

Pourquoi C’EST est immuable ? Quand il examine toutes ses expériences, il remarque que tout est en perpétuel changement. Son expérience est complètement opposée à la description de C’EST. Son corps ne cesse de changer et ses pensées changent plus vite que son corps. Mais, s’il regarde directement transcendentalement son esprit, au sein de tout changement se trouve le C’EST d’immuabilité. Le patient essaie de le contacter par l’énergie du son. Bien sûr, essayer de contacter n’est pas contacter, car essayer n’est qu’un autre aspect de changer ! Et avec cette façon occidentale de penser, il peut continuer à n’en plus finir. Alors, stop. Il faut arrêter le bavardage intérieur, arrêter de suivre ses pensées et découvrir davantage le vide. Ne pense plus. Crée un environnement -par les sons- et focalise ton attention pour découvrir ce qu’est C’EST immuable.

La confiance se développe grâce à la pratique des bols chantants, jusqu’à la confiance immuable. La perception même de son C’EST peut être affectée par cette pratique au point que même si des changements interviennent, il ne change pas. Il a découvert la stabilité de la conscience ouverte, la confiance du C’EST immuable. Le meilleur moyen de développer la confiance est d’éliminer les blocages et les voiles qui l’empêchent de faire l’expérience directe du vide. Ce qui peut commencer comme une idée, puis comme un aperçu momentané de l’expérience, mûrit progressivement jusqu’à la connaissance. La confiance immuable vient avec une certaine maturation dans l’expérience de l’ouverture. L’ouverture devient digne de confiance. Développer la confiance ne consiste pas à faire quelque chose, mais progressivement à contacter l’ouverture dans la pratique des bols chantants, qu’il y demeure, qu’il s’y repose de plus en plus, alors la confiance immuable se développe naturellement.

Telle est notre méthode, notre pratique. Nous abordons le niveau le plus élevé du dharma avec le niveau le plus bas de problème. Nous commençons par la prise de conscience très précise d’une situation de notre vie que nous désirons transformer, et grâce aux bols chantants, nous faisons de cette situation notre chemin notre expérience directe du moment. Par le pouvoir du son des métaux sacrés, nous entrevoyons une ouverture et, en reconnaissant que cette ouverture est le fondement pur de notre être, sans rien changer, nous demeurons dans l’ouverture, la clarté, la vivacité, la confiance.

CHAPITRE II : LE SON TAPE AU COU ET A LA GORGE « Entend et ré entend les sons qui frappent au cou et à la gorge,

Que ton chakra de la gorge rayonne d’une lumière bleue,

Toute la connaissance et les expériences des Quatre sans Limites

Se lèvent comme le soleil dans le ciel limpide et sans nuages.

Demeure dans ce vide,

Toutes les causes d’espoir sont éliminées

Et la confiance ininterrompue est obtenue.

Puis-je connaître la sagesse semblable au miroir ? »

D’habitude, notre sentiment de plénitude ou notre satisfaction sont conditionnels. (luat nhan qua)

« Je me sens vraiment bien parce que j’ai enfin réparé ma voiture aujourd’hui ». « Je me sens bien car la journée est bonne. »

Ce sont des raisons classiques, variables, d’éprouver de la satisfaction. Il est agréable de se sentir satisfait, mais il est important de ne pas dépendre de causes extérieures pour avoir ce sentiment, parce qu’elles sont transitoires, impermanentes. Plus d’une fois on entend : « je suis heureux tant que je suis en bonne santé ». « Je me sens au mieux et je voudrais que notre couple aille bien ». Tel est le dialogue qui affecte notre état d’être. Notre plénitude est toujours sur le fil des conditions.

Le son qui frappe le cou, à la gorge est naturellement clair. Cela signifie que la clarté ne résulte pas d’une condition ou d’une cause, mais que l’espace de notre énergie à cet endroit est clair par nature. La vibration du son qui tape le cou, la gorge représente cette clarté. Grâce à cette vibration qui se propage, le patient élimine toutes les conditions et causes qui le font se sentir complet. Il les pénètre jusqu’à éprouver, sans raison le justifiant, un sentiment de plénitude. Grâce à cette vibration, il explore ce qu’est un sentiment de plénitude sans raison.

Lorsque le patient entend le son qui frappe le cou, la gorge, il peut éprouver un certain plaisir à libérer quelque chose, après quoi, il se peut qu’il se sente un peu perdu ou désorienté. Il ne sait que faire, parce que l’espace lui est moins familier que les pensées ou les sentiments qui l’occupaient auparavant. Nous suggérons au patient de reconnaître cet espace et de s’y reposer. Avec cette suggestion, voire cet encouragement, il peut y demeurer suffisamment profondément pour entrapercevoir un peu de lumière. Il bouge le cou, sa gorge vibre parce que la lumière vient spontanément de cet espace ouvert. La lumière bleue qui imprègne cette ouverture est la lumière bleue de sa conscience. Il en perçoit la vivacité, la clarté et l’énergie.

C’est à ce moment-là qu’il est possible d’avoir la perception directe du potentiel infini de conscience. Souvent, les gens font une dépression après avoir perdu leur mari, leur épouse ou un ami, parce que cette personne, avec qui ils avaient une vraie relation, avait fini par représenter la lumière et la vivacité de la vie. Quand l’être cher n’est plus, pour eux la lumière s’en est allée. Ils ont expérimenté la lumière chez autrui, plutôt dans l’espace lui-même. Ils n’ont pas pleinement reconnu la lumière en eux-mêmes.

Le son tape au cou, à la gorge devient une énergie pure, spontanée. Quand on entend le son tape le cou, la gorge, on a la même sensation comme quand on suit le souffle à travers la gorge et qu’on le laisse entrer dans les poumons. Quand on souffle, on entend le son. Le souffle et le son sont si proches l’un de l’autre. Ainsi, lorsque l’on entend un son qui tape la gorge, il est en relation avec le souffle et la vibration elle-même. C’est très pur car il y a la coordination entre l’extérieur et l’intérieur. Arrivé à ce stade, il expérimente le son vibratoire comme spontané et il peut même modifier les comportements des ADN des cellules. Ainsi, le son possède un aspect psychique et un aspect corporel vibratoires. Quand il respire selon le rythme du son tapé, le son et le souffle s’unissent. On peut dire que le cheval est le son et le souffle est le cavalier. Le chemin que suit le cheval en ce moment est celui de l’énergie vitale et de la lumière arc en ciel et l’armure que porte le cavalier est la vibration des sons du bol. Cette armure empêche le cavalier –l’esprit du souffle- de tomber dans l’espoir ou la crainte. Lorsque le patient écoute le son et sent la détente au cou, à la gorge, il ne sent pas seulement l’ouverture, mais il sent qu’il est pleinement vivant dans cette ouverture. L’expérience dit que lorsqu’il est ouvert et qu’il se sent pleinement vivant, il a le sentiment d’être complet. Au début, on n’est pas habitué à ressentir la plénitude en expérimentant la lumière et la vibration. Le patient sait comment se sentir comblé par les autres ou par les choses. Ressentir la plénitude grâce à la vibration et la lumière est ce que nous essayons de rendre familier grâce au son qui tape le cou, la gorge. Souvent, il ne se sent pas complet à ce moment là. Alors, dites-lui d’intégrer à la vibration tout sentiment de manque ou d’incomplétude ou de mal qu’il peut éprouver. Dites-lui de ressentir exactement son corps, ses émotions, ses habitudes mentales. Lorsqu’il les sent directement, dites-lui de bouger le cou, de suivre bien le rythme régulier, léger –on dit qu’il respire comme la tortue -sans rien analyser. Permets au pouvoir de la vibration de dissiper et de dissoudre les habitudes mentales qui maintiennent ce manque ou cette incomplétude. Lorsque le patient fait l’expérience du relâchement et de l’ouverture, il imagine que la lumière bleue dans le chakra de la gorge soutient son ouverture et sa conscience. Puis, il demeure dans la vivacité de la conscience de chaque instant.

Lorsqu’ il se sent entièrement ouvert, il est rempli. Rien n’a disparu, rien ne manque. L’esprit est complet. L’esprit est rempli de potentialités, de lumière, de conscience. Métaphoriquement, « c’est le soleil brillant dans un ciel bleu sans nuage ». La lumière de sa conscience pénètre son expérience d’ouverture. Dans cet espace, il y a la lumière. Il est conscient dans son ouverture et cette conscience est lumière. En entendant le son qui frappe le cou, la gorge, il ressent l’espace et il ressent la lumière, la lumière incessante de sa vigilance, le rayonnement naturel de l’esprit de sagesse.

La vibration au cou et à la gorge le relie à la sagesse semblable au miroir. Qu’entend-on par sagesse semblable au miroir ? Lorsque vous êtes parfaitement bien habillé et que vous êtes devant le miroir, celui-ci ne va pas dire : « Non, ce miroir est réservé aux personnes qui ont quelque chose à améliorer. » Quand vos cheveux sont en broussaille, le miroir ne dit pas : « Bienvenue au club, je suis là pour vous aider. » Non, le miroir ne commente pas. Le miroir n’a rien à voir avec votre sexe, votre couleur, le fait que vous avez l’air fatigué ou reposé. Le miroir est clair et réfléchi ce qui est. La sagesse semblable au miroir est la conscience qui perçoit l’apparence à la manière d’un miroir, sans jugement. Quoi qu’il montre, c’est clair, vivant, présent et cela n’affecte pas la pureté primordiale de votre esprit.

La vibration des sons des bols chantants défait le blocage de la conscience du patient et la relie à la lumière claire de son esprit naturel. Avec la vibration à la tête, il demeure dans l’expérience du C’EST immuable. Avec la vibration au cou et à la gorge, il demeure dans la clarté. Il demeure dans la conscience. Tous les méditants savent bien que changer la conscience, c’est changer le karma.

A ce niveau de pratique, le patient est attentif au soleil brillant dans le ciel bleu. L’espace n’est pas seulement ouvert, mais il s’y trouve une pure énergie. La vibration ouvre la gorge, bouge le cou, représente la parole perpétuelle de tous les êtres éveillés. Perpétuelle veut dire infinie : le mouvement, l’énergie, la conscience, la luminosité n’ont pas de fin. L’esprit est clair par nature. A tout moment, si l’esprit le plus confus sait comment se regarder directement, il trouvera que la nature de l’esprit est toujours claire. L’esprit peut, à ce moment-là, paraître assailli par des vagues d’émotion, mais sa nature est toujours claire. L’illusion n’est pas là, l’illusion apparaît. Si l’apparence est tout pour le patient, alors il est pris dans l’illusion. Si la base ou le fondement de l’espace est plus important que son apparence à jamais changeante, alors il n’est pas dans l’illusion. Dites au patient que maintenant l’espace est clair avec l’énergie du cou et de la gorge qui vibre, qu’il y demeure avec le sentiment être complet. Essaies de ne pas l’immiscer dans ce sentiment par la logique et la raison. Essaies de rester avec ce sentiment de plénitude sans cause. L’énergie du cou et de la gorge représente les qualités infinies, illimitées. Si ces qualités devaient être ramenées à une seule idée, ce serait celle de compassion. Comme on le constate, l’espace n’est pas vide au sens de manque. La nature de l’espace est la compassion. En ce sens, l’espace est plein et complet.

Le méditant compare la sagesse et la compassion aux deux ailes d’un aigle. Pour voler, il faut à l’aigle deux ailes. Pour accomplir le voyage de l’éveil, le patient doit reconnaître la plénitude de l’espace. La sagesse est l’énergie de la tête, l’espace. La compassion est l’énergie du cou et de la gorge, la qualité. S’il ne découvre qu’une seule qualité, ce serait la compassion. Cependant les qualités de l’esprit sont infinies. Outre les Quatre sans Limites –l’amour, la compassion, la joie, l’équanimité- on peut en citer beaucoup d’autres, dont la générosité, la clarté, l’ouverture, la sérénité…. La tradition orientale dit qu’il existe 84.000 qualités dans l’esprit.

De nos jours, il existe de nombreuses techniques psychologiques, des thérapies, des modalités de guérison. La plupart d’entre elles reposent sur la création de pensées. On crée des idées, un sens, une compréhension, basés sur la pensée. Ce n’est pas notre approche. Ici, nous découvrons un fondement. S’il y a espace, il y a lumière. S’il y a lumière, il y a union de la lumière et de l’espace : il existe une manifestation rayonnante. Plutôt que de développer nos pensées ou de les chasser, nous accédons à un endroit plus fondamental de notre être.

Le patient surmonte la peur avec l’énergie de la tête. L’énergie du cou et de la gorge vainc l’espoir. La peur est liée à l’espace. L’espoir est lié à la clarté. L’espoir vient d’un sentiment d’imperfection. Lorsqu’ il entend le son qui tape le cou et la gorge, il essaie de ressentir que toute chose est parfaite. « Je suis complet. » Tout simplement : « Je suis complet tel que je suis. » Commence à méditer sur le sentiment de plénitude. Tout naturellement, il éprouvera de moins en moins de désir ou d’espoir pour autre chose. Il est possible, de cette façon, de vaincre l’état d’espoir. On a tous besoin d’un certain espoir dans la vie, mais parfois, lorsqu’on espère trop, l’espoir lui-même devient sa principale souffrance.

Dans l’espace ouvert de notre être, l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité sont éternellement parfaites. Cela signifie que ces qualités naissent sur le champ et spontanément. Ces qualités éveillées et les autres ne sont pas accomplies dans un espace « conditionné ». L’espace est conditionné quand on est à ce point pris dans ses pensées et ses émotions que l’esprit n’est pas ouvert. En conséquence, il peut arriver que le corps soit contracté. Bien que les qualités parfaites sont toujours présentes, il n’en fait pas l’expérience ; elles sont bloquées. Mais si on s’ouvre, la joie est là, l’amour est là. C’est quelque chose que l’on doit tous savoir. Cela devrait faire partie de la sagesse ordinaire de tout un chacun ; la joie (ou n’importe laquelle des perfections) peut s’éprouver à n’importe quel instant, sans motif. Dans la vie quotidienne, il est très utile de se familiariser avec le sentiment de se sentir complet dans l’instant présent. On serait tous plus heureux dans la vie si on appliquait cette logique simple : « Je me sens complet à l’instant présent. » On peut commencer à contrecarrer la logique de son habitude de penser. Le son encourage le patient à penser et à se souvenir que le bonheur n’a rien à voir avec les circonstances. Quand il entend le son, il ferme les yeux et il ressent la joie. Elle est là. Il n’est pas surpris de constater la facilité avec laquelle il éprouve la joie, s’il se permet de la ressentir. En entendant le son qui tape le cou, la gorge, sa perception sensorielle peut devenir claire et vive. Le résultat spécial est la capacité de demeurer dans la clarté, ce qui se réfère à la conscience de l’essence plutôt que de l’objet.

Le résultat naturel de cette pratique est que le patient développera la confiance ininterrompue, la sensation de plénitude à un niveau fondamental. La confiance ininterrompue décrit l’expérience que toutes les qualités positives sont à jamais parfaites dans l’espace non conditionné de l’être. Tel qu’il est, à cet instant même, il est ouvert, clair, rayonnant de toutes les perfections.

(il reste encore 3 chapitres, donc à suivre)

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