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LES BOLS CHANTANT REVEILLENT L AME EVEILLEE

CHAPITRE III LE SON TAPE AU COEUR ET A LA POITRINE « Entend et ré entend le son qui tape au cœur et à la poitrine, le son non duel

Que ton chakra du cœur rayonne d’une chaude lumière rouge.

La chaleur de sagesse brille dans le vide

Se répand comme le soleil dans toutes les directions.

Depuis la sagesse non duelle, laisse irradier la qualité qui t’est nécessaire.

Toutes les aberrations dues au doute sont surmontées

Et la confiance sans erreur est atteinte

Puis-je connaître la sagesse de l’équanimité ? »

Maintenant, les sons tournent vers le cœur. Le patient en portant son attention sur le chakra du cœur, découvre que l’espace ouvert de l’être et la lumière de sa conscience pure sont inséparables. L’inséparabilité de l’ouverture et de la conscience produit spontanément les qualités : l’amour, la compassion, la joie, l’équanimité. Le patient se sent complet, ses qualités se manifestent spontanément : il est naturellement heureux quand il se sent complet, les choses de la vie coulent facilement. Quand il entend le son qui tape le cœur, la poitrine, il développe ces quatre qualités en reconnaissant qu’elles sont déjà là. Il entend le son vibrer et les Quatre illimitées rayonnent dans toutes les directions.

En général, la conception de la guérison est souvent liée à une notion de problème : « Je suis si heureux que ce projet difficile soit réalisé », ou bien : « Je suis si heureux que cette personne s’en aille enfin », ou encore : « je suis si heureux que le cancer n’ait pas récidivé depuis cinq ans. » Donc, souvent son bonheur est lié à des conditions et à des motifs. Pourtant, le vrai pouvoir de guérir par les sons des bols chantants accorde moins d’importance aux problèmes et met davantage l’accent sur la relation avec les Qualités qui naissent dans la présence ouverte et claire de l’être. On s’en remet davantage aux qualités plutôt que de considérer la dépendance aux conditions. Par exemple, concernant la joie, dites au patient de ressentir simplement la joie sans penser à quelque objet. « Je suis simplement heureux. » Ne pense pas au projet. Ne pense pas à la personne. N’évoque pas la maladie. Ne pense pas aux problèmes. Imagine que la lumière fasse rayonner la joie dans le ciel ouvert et clair où rien ne manque, rien ne fait défaut, où toute chose est.

C’est ainsi que le patient entretient une Qualité. Quand il entend le son taper le cœur, la poitrine, il imagine qu’une lumière verte rayonne à partir du cœur. Cette lumière l’aide à ressentir une Qualité sans qu’il n’y ait de raison ni de condition. Puis il demeure, porté par la Qualité. Le son prolonge, prolonge, prolonge et donne la « familiarité ». Nous ne sommes tout simplement pas assez familiarisés avec les Qualités spontanées de notre nature. Nous entrevoyons la joie ou l’amour pour un instant. Nous en avons le ressenti. Mais l’instant d’après, c’est parti et autre chose vient nous distraire. Notre manque d’habitude en est la cause. Par les sons qui prolongent, le patient devient très habitué à l’ouverture et à la conscience, il peut demeurer plus longtemps avec les expériences qui s’élèvent spontanément. La familiarité donc est importante. Les sons tapent le cœur, la poitrine l’aide à s’habituer à ressentir la joie, l’amour, la compassion ou l’équanimité sans objet.

Suggérons au patient de revenir à « être » seulement. Que pourrait signifier le fait d’être ?

Ne pense pas à un problème pour le moment. Sors simplement de l’habitude familière de te tracasser. Respire. Ressens ce qui est là en cet instant. Si le ciel est dégagé et que le soleil brille, la seule façon d’en faire entièrement l’expérience est d’avoir l’esprit clair. Sinon, peu importe que le temps soit splendide, son expérience intérieure sera nuageuse. Il est assis dans le jardin par une magnifique journée avec l’esprit complètement embrumé. Il est assis sur son coussin karmique, le très familier et bien trop confortable coussin habituel de ses pensées habituelles. Au lieu de songer à un problème, il ressent directement ici et maintenant son corps, son énergie, son esprit. Il se concentre sur le chakra du cœur et il entend le son taper le cœur, la poitrine. La vibration du son pénètre les conditions et les habitudes mentales à l’instant même. A mesure que les sons vibrent et que l’espace s’ouvre, il active son intention de contacter l’une des Quatre qualités sans Limite. La qualité qui lui est la plus nécessaire est déjà là : il porte son attention sur elle. Emettant une lumière verte à partir du cœur, il se relie à l’état d’espace et de conscience inséparables, et au pouvoir de l’amour, de la compassion, de la joie, de l’équanimité. Il se relie, se relie, se relie, et demeure dans cette qualité.

Il est nécessaire de considérer ces pensées sans Limite comme des accès, c'est-à-dire des entrées vers notre essence la plus profonde et des sorties par lesquelles nous exprimons vertu et bonté au monde. Grâce à elles, nous accédons au centre de notre être, l’union de la conscience et de l’ouverture. Elles nous aident à reconnaître la nature de l’être et à y reposer. C’est l’aspect de sagesse. C’est la sagesse qui tranche la souffrance. On peut décrire la sagesse comme l’ouverture. L’ouverture est l’épée qui tranche l’ignorance, la racine de la souffrance. Grâce à l’ouverture de notre être, grâce à l’union inséparable de l’ouverture et de la conscience, nous exprimons spontanément les qualités d’énergie éveillée dans le monde.

Les êtres humains perdent trop leur temps de vie à essayer d’être heureux tout en cherchant un mauvais endroit. Où regardons nous ? Nous regardons d’abord notre souffrance et la haïssons. Nous voulons en sortir, et nous cherchons que quelqu’un ou quelque chose nous rende heureux, que quelque chose de magique se passe, que se produisent des causes et des conditions extérieures. Nous passons tellement de temps à essayer d’être heureux ou à espérer l’être, grâce à un élément futur ! Cela ne marche jamais en réalité.

Comment trouver le bonheur authentique ? En retournant à la source.

Dites au patient qu’au lieu de regarder dehors, il regarde à l’intérieur. Ôte d’abord les obstacles. N’en rajoute pas en pensant et en analysant. Travaille directement avec le corps, l’énergie, l’esprit. Au niveau corporel, unis le mouvement et la conscience. Au niveau énergétique, travaille avec le prana, l’énergie subtile, en unissant la respiration et la connaissance dont les sons des bols chantants sont l’enzyme.

Comment travailler avec l’esprit ? Observe directement ce qui survient, sans rien élaborer ni rien suivre. Ne planifie pas le futur, ne reste pas dans le passé, ne modifie pas le présent. Laisse ce qui est comme c’est. Le patient demeure. Donc, il ne fait pas référence au pouvoir de l’esprit analytique ; il pense au pouvoir de la conscience. Sa conscience n’est pas le produit de la pensée ou de l’analyse. Sa conscience est sa nature fondamentale. Le son tape le cœur, la poitrine provoque le reflet de lumière dans la conscience. Dans la nature, la lumière est reflétée sur les rochers, l’eau, les arbres, les fleurs. Intérieurement, il y a amour, ou compassion, ou joie, ou équanimité. Ces qualités sont le reflet de l’espace et de la lumière. Ces qualités sont pures.

La confiance qui naît de la clarté et de la vivacité de l’être est la confiance sans erreur. La sagesse de l’espace et de la conscience inséparable est la sagesse de l’équanimité.

Le son tape le cœur, la poitrine aide le patient à demeurer dans l’union inséparable de la vacuité et de la clarté, qui est vécue comme félicité. Le son tape la tête, le front réalise la vacuité.

Le son tape le cou, la gorge réalise la luminosité ou clarté. Ils sont inséparables. La vacuité et la clarté ne sont pas séparées. Il ne peut les dissocier. Il est ouvert ; il est conscient. Il est conscient ; il est ouvert. Demeure dans cet état ouvert indissociable de conscience ouverte ce qui donne le bonheur. Repose dans l’état de clarté-vacuité indissociées, c’est demeurer dans l’espace non duel. Telles sont les trois expériences méditatives que provoquent les sons des bols chantants : vacuité, clarté, félicité.

Le son qui tape le cœur, la poitrine provoque la félicité. Quand on entend le son qui tape le cœur, la poitrine on sent la lumière intérieure de bonheur. Intérieurement, il sent les voiles de soucis, d’angoisse disparaître. Il éprouve une sensation d’espace. Du fait de cet espace et de la lumière intérieure, il ressent la félicité. Elle l’ouvre à l’amour. Lorsqu’ on est heureux, il est très facile d’aimer. Quand on ne l’est pas, il est plus difficile d’aimer. Quand bien même on veut être affectueux, d’autres négativités occupent facilement cet espace. Lorsqu’on est dans la négativité, cela peut nous mettre immédiatement dans tous nos états et nous faire dire des choses désagréables aux personnes que nous aimons.

Citons l’exemple d’un de nos amis qui souhaitait avoir une relation plus tendre avec son père. Il avait réalisé que celui-ci était âgé et voulait changer son comportement habituel, agressif et sur la défensive à l’égard de cet homme qu’il aimait tant. Ayant pris conscience intellectuellement de son comportement, il décida de le modifier. Il était déterminé. Il décida donc de passer un merveilleux samedi avec son père, programmant qu’ils dîneraient au restaurant et prendraient plaisir à se tenir compagnie. Le samedi après-midi, la circulation était intense lorsqu’il quitta son travail en ville pour se rendre dans la banlieue proche où résidait son père. Comme il avait oublié d’emporter son téléphone portable, il lui fut impossible de le prévenir. Il arriva en retard. En lui ouvrant la porte, son père l’accueillit en lui disant : « Tu es en retard , tu travailles trop, tu sais combien je me tracasse. Oh, tu as l’air fatigué. Dors-tu assez ? Et qu’as-tu fait avec ton cartable ?... » Il n’en fallut pas davantage pour réveiller le comportement habituel de son fils dont l’irritation défensive se manifesta aussitôt. Et la sempiternelle dispute reprit..

Notre ami n’était pas engagé assez profondément dans sa pratique des bols chantants pour que les changements désirés puissent se manifester spontanément. Il y aspirait de façon intellectuelle et, s’il avait pu se centrer dans son cœur et il aurait pu éliminer les obstacles qui l’empêchaient de ressentir l’amour. Peut-être, aurait-il perçu différemment les commentaires de son père. Peut-être aurait-il su rire en répondant : « Oui, mais j’emmène mon cœur dans le cartable pour te l’offrir aujourd’hui. C’est sans doute que je suis impatient de sortir avec toi ce soir ! » C’est tout ce que cela aurait mérité. Si sa pratique avait mûri en lui, ou l’avait touché aussi profondément que les commentaires paternels l’avaient fait, il aurait pu modifier sa façon de répondre. A tout le moins ne se serait-il pas totalement identifié comme la cible de ces remarques.

D’où vient cette expérience d’amour ? Nous le répètons : Ecouter les sons des bols chantants crée la luminosité et l’espace. Quand les obstacles ou les voiles sont dissipés et ont libéré de l’espace, on éprouve naturellement une sorte de lumière et de conscience. Dans l’union de la lumière et de l’espace, se trouve naturellement un sentiment de bonheur. Ce bonheur devient la semence pour ressentir l’amour. C’est aussi simple que cela.

Le pouvoir auquel les sons tapent la tête, le front, le cou, la gorge, le cœur, la poitrine font référence est inconnu de la plupart des gens. Ils ne peuvent pas imaginer que la vibration des sons les met en contact avec une profonde source intérieure et les aident à œuvrer à partir d’elle des changements positifs à l’extérieur.

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